Côte d’Ivoire : Recalé au motif qu’il n’a pas versé son reçu de cautionnement à son dossier, un candidat indépendant rejoint, l’opposition et souhaite le report du scrutin

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[:fr]Alikari Méité[:]

Bien qu’ayant déposé son dossier de candidature à l’élection présidentielle dans le délai requis, Alikari Méité, candidat indépendant a été recalé, le 14 septembre dernier par le Conseil constitutionnel au motif qu’il n’a pas versé le reçu de cautionnement de cinquante millions de francs (50 000 000 F).

Après plusieurs jours de silence, Alikari Méïté donne de la voix et « dénonce le recule de la démocratie en Côte d’Ivoire. »

Il annonce s’aligner du côté de l’opposition pour demander le report du scrutin, la dissolution de la CEI etc.

« J’ai réussi malgré toutes les entraves à réunir les documents demandés par la Commission électorale indépendante (CEI) et à les déposer dans le temps. Malgré tous nos efforts, je n’ai pas été retenu. Notre indépendance et notre engagement pour le changement faisaient peur à certains candidats issus d’une autre époque », a déclaré, Alikari Méïté à KOACI.

Selon lui, le pouvoir s’est engagé à confisquer la liberté d’expression du peuple ivoirien malgré son aspiration profonde au changement.

Il estime que l’heure est grave et par conséquent,  » cette élection ne doit pas se tenir dans ces conditions ».

« Il n’est plus possible que nous acceptons un remake de 2010. J’invite par conséquent les ivoiriens à se mobiliser pour dénoncer ce hold-up dans ce jeu où les vainqueurs sont déjà connus », a lancé Alikari Méïté.

« Je me joints donc à la coalition de l’opposition pour demander le report des élections présidentielles, la dissolution de la CEI, la mise en place d’un nouveau Conseil constitutionnel, le retrait volontaire des candidats choisis par Alassane Ouattara, l’audit de la liste électorale, la présence d’observateurs internationaux lors du scrutin », a-t-il ajouté.

Le candidat indépendant recalé accuse le chef de l’État de ne pas laisser la démocratie s’exprimée dans le pays et l’invite à passer la main à la jeune génération.

 » M. Ouattara, vous avez dit que le pouvoir devait revenir à la jeune génération donc ouvrez la porte comme le président Laurent Gbagbo l’a fait lorsque votre candidature était malmenée. Permettez à tous exilés sans distinction de rentrer au pays et libérer sans condition les prisonniers politiques. Allons aux élections avec des règles équitables et que le meilleur gagne. Laissons la démocratie s’exprimer », a mentionné, Alikari Méïté.

Né en 1977 à Grand-Lahou le candidat a précisé qu’il s’est engagé dans la bataille à la présidentielle, parce-que les ivoiriens rencontrés dans le pays profond aspirent à un changement total.

« Les populations m’ont dit qu’elles étaient fatiguées et qu’elles n’arrivent plus à vivre décemment », a expliqué Alikari Méïté, appelant au passage toutes les forces vives de la nation à rebâtir le pays dans l’unité, la paix et le pardon.

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