Côte d’Ivoire : Le Procureur annonce qu’il a saisi la cour de cassation pour des poursuites contre Anaky Kobenan

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[:fr]Le procureur adjoint, Abel Yéo[:]

Le Parquet d’Abidjan a saisi la Cour de cassation le 17 août 2020 à l’effet d’autoriser des poursuites judiciaires à l’encontre de Anaky Kobenan.

Le procureur adjoint, Abel Yéo a donné l’information à la presse cet après-midi à l’occasion d’une conférence de presse.

Selon lui, il est reproché à l’ancien ministre d’avoir tenu des propos incitant à la haine, jeté le discrédit sur les institutions ivoiriennes.
« Anaky Kobenan, ex-ministre de la République qui le 12 août 2020 affirmait : »la Côte d’Ivoire depuis le 07 août 2020 n’attend plus des élections et ce n’est pas ce à quoi elle se prépare. La Côte d’Ivoire doit d’abord écarter et retirer du palais présidentiel, par toutes voies possibles, cette personne désormais inconnue et fort mal venu qui a pris aux ivoiriens leurs pays pour en faire son royaume ou empire » a expliqué le procureur adjoint.

En plus de l’ex-ministre, l’ex-commandant Fofana Abdoulaye est dans le collimateur de la justice ivoirien qui comme l’a indiqué, le Procureur adjoint, suite à sa radiation des effectifs des forces armées de Côte d’Ivoire, n’a de cesse d’appeler à la désobéissance et à l’insurrection populaire « .

C’est aussi le cas de dame Gbalet Édith Pulchérie qui sous le couvert d’une association dite de la société civile a de façon illimitée.

 » D’ailleurs, elle ne conteste pas ces faits. Au triste bilan de cet appel, outre des bus caillassés et brûlés, les voies de fait et blessures commises sur les agents de forces de l’ordre, notamment à Bonoua où le commissaire de police a été lynché et le commissariat mis à sac, pillé et incendié, il est à déplorer des pertes en vies humaines aussi bien à Daoukro qu’à Bonoua,  » s’est justifié, Abel Yéo.

Le Procureur adjoint a enfin annoncé que les auteurs de ces publications contraires à la loi sur les réseaux sociaux, des personnes qui les reproduisent et les administrateurs des forums de discussions qui ne procèdent pas à la suppression desdites publications et à la dénonciation de leurs auteurs, sont passibles de peines allant de un à dix ans d’emprisonnement au regard des dispositions des articles 179, 184, 185 du code pénal, 66 et 70 de la loi n°2013 -451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
« Ceux ci seront activement recherchés et appréhendés par ses services afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale, » a conclu, le Procureur Yéo.

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