Côte d’Ivoire : Le Collectif des victimes en Côte d’Ivoire porte plainte contre X au parquet militaire

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[:fr]Le Collectif des victimes en Côte d'Ivoire[:]

Issiaka Diaby, Président du Collectif des Victimes en Côte d’Ivoire (CVCI) n’est pas du tout content des hommes politiques, il l’a signifié à la presse aujourd’hui au cours d’une rencontre. Selon lui, pour réaliser «leurs objectifs politiques et bien-être social et ceux de leurs proches Immédiats aux détriments de la Côte d’Ivoire et des citoyens, les violentes manifestations publiques de rues et ses corollaires de destructions de biens publiques et privés ont été les offres des hommes politiques aux Ivoiriens comme étant les moyens efficaces de revendications sociales et de contestations politiques dès l’instauration du multipartisme dans le pays en 1990. »

«Depuis cette période, ces hommes politiques ont également inculqué aux populations Ivoiriennes entre autre ; le mensonge, la délation, les dénis divers, les divisions des communautés et les instrumentalisations de ces dernières aux fins de les opposer les unes contre les autres, » a-t-il ajouté.

Le Président du CVCI affirme que lorsque dans ces contextes des auteurs de faits infractionnels sont arrêtés et incarcérés par la justice, ces Ivoiriens endoctrinés les considèrent comme des prisonniers politiques.

Comme l’a indiqué, Issiaka Diaby, cette situation est due à l’inertie de la Justice pénale ivoirienne et à dénoncé que, «depuis l’assassinat de Thierry Zébie ZIRGNON au cours des violences survenues le 17 Juin 1991 à l’université d’Abidjan jusqu’à la crise postélectorale de 2010-2011, l’incapacité de la justice pénale Ivoirienne a lutter contre l’impunité des crimes commis aux cours des violences sociopolitiques a occasionnée dans un contexte d’impunité deux décennies de regains de violences armées en Côte d’Ivoire qui ont fait de nombreuses victimes dans notre Pays que le CVCI.»

Le Président a révélé «que plus de 8.300 personnes ont été tuées durant les différentes crises, au moins 2.000 victimes de disparitions forcées, plusieurs dizaines de milliers de victimes de divers actes d’atteintes à l’intégrité physiques, plusieurs centaines de milliers de victimes de violations de droits divers, plusieurs centaines de milliers de personnes ayants subits directement et indirectement les effets collatéraux dont des déplacées internes, des refugiées et occasionnée une fracture sociale jamais égalée en Côte d’Ivoire. »

Le CVCI est au regret de constater que la justice pénale Ivoirienne et la Cour Pénale Internationale ont échouées lamentablement dans leurs différentes missions en Côte d’Ivoire et prend les communautés nationales et internationales à témoins parce qu’elles n’ont pas pu trouver des coupables pour les 3.000 morts de la crise postélectorale 2010-2011.

«Nous engageons, la responsabilité de la Justice Pénale Ivoirienne et celle de la Cour Pénale Internationale étant les comptables de l’impunité et des violences post déclaration de candidature survenues en Côte d’Ivoire à partir du 13 août 2020 ainsi que les crimes de masses qui surviendront dans l’avenir, » accusé, Issiaka Diaby.

Pour mettre fin à l’impunité, les victimes se sont rendus aujourd’hui au ministère de la Justice et des droits de l’homme dans le but d’organiser, une grève de la faim de trois jours. Heureusement comme l’a mentionné, le Président du CVCI, les victimes ont été reçues et leurs doléances ont été prises en compte. Du coup, elles ont laissé tomber leur grève de la faim.

Par ailleurs suite aux manifestations de protestation contre la candidature de Ouattara, des microbes armés de machettes auraient été aperçus aux côtés des forces de l’ordre régulière et ils réprimaient des marcheurs dans la commune de Yopougon.

Le CVCI dans sa lutte contre l’impunité informe les communautés nationales internationales qu’il a porté plainte pour ces faits allégués contre X le 24 août 2020 enregistrée sous le 0354/2020 au parquet du tribunal militaire d’Abidjan et appel le Commissaire du gouvernement à donner avec diligence une suite à la dite plainte et à l’ouverture des enquêtes sollicitées.

Le Collectif souhaite enfin, une collaboration d’Amnesty International section Côte d’Ivoire pour le respect des droits des victimes et au nom de la lutte commune contre l’impunité.

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