Côte d’Ivoire : Élection présidentielle, les 12 chantiers du candidat de l’UDPCI, Albert Mabri Toikeusse pour améliorer l’image de « l’État de la nation »

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Le candidat de l’UDPCI a été investi aujourd’hui au palais de la culture en présence de plusieurs militants qui ont effectué le déplacement de Treichville. Albert Mabri Toikeusse a dans son discours d’investiture donné un aperçu de son programme de gouvernement. Selon lui, vue l’état de la Nation ivoirienne, douze (12) points retiendront sont attention. Il s’agit des institutions de la République, l’administration publique, le secteur Education-formation, l’emploi, la Santé, le foncier rural, l’agriculture, le secteur privé, le logement, la décentralisation, la cohésion sociale et la diaspora ivoirienne.

Au niveau des Institutions de la République, le candidat de l’UDPCI estime que la loi fondamentale mérite un toilettage qui en fera un véritable instrument de Rassemblement du peuple. Selon lui, dans la présente constitution, il y a une inflation inacceptable des institutions de la République. Toutes nos institutions démocratiques ne sont pas encore mises en place. C’est le cas, par exemple, de la Haute Cour de Justice. La composition de celles qui existent tels que le Sénat et le Conseil Constitutionnel ainsi que la Commission Electorale indépendante nous paraît déséquilibrée au point de ne pas bénéficier de la totale confiance de nos compatriotes. Je m’engage, sur ce point, à doter notre pays d’institutions démocratiques fortes en nombre limité.

Concernant l’administration publique, Mabri se propose de réduire le nombre des membres du Gouvernement une fois élu.
«Je puis vous dire qu’un gouvernement est une équipe de combat, et il n’est pas toujours efficace qu’il soit pléthorique avec tous les effets pervers sur le train de vie de l’Etat. Je veillerai à constituer un Cabinet serré, cohérent et compétent. L’administration ivoirienne devra être assainie dans le sens d’une plus grande rigueur et dans un esprit véritablement citoyen et en vue de consacrer plus de ressources au bien-être des populations, » s’est-il justifié.

Au plan de l’éducation et de la formation, le candidat de l’UDPCI soutient que l’Ecole doit contribuer à fournir les instruments pour savoir, savoir-être et savoir-faire afin de déboucher sur un comportement social positif.

«La chance sera donnée à tous les enfants de Côte d’Ivoire d’avoir accès à tous les niveaux de l’échelle de formation. L’école, pour réussir, sera mise en œuvre avec des investissements massifs, la réforme du système de formation du Préscolaire au Supérieur avec un accent particulier sur la professionnalisation de filières, une gestion plus assainie, un soutien au secteur privé en vue d’une meilleure qualité ainsi que l’introduction de méthodes innovantes. La Recherche Scientifique prendra toute sa place aux côtés du dispositif d’Enseignement en vue de soutenir le développement, » a dėclaré, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.

Concernant le Secteur Privé, il a annoncé qu’il veillerai à l’amélioration constante des conditions de l’investissement et mettrai un point de mire à l’émergence de nombreux champions nationaux capables de compétir, y compris à l’extérieur.
Pour lui, le marché de l’emploi formel en Côte d’Ivoire est caractérisé, aujourd’hui, par l’inégalité d’accès basée sur le genre (hommes, femmes), les catégories sociales (jeunes, personnes âgées, personnes vulnérables notamment les handicapés), l’espace territorial (urbain, rural) et le niveau d’instruction. Cela a pour conséquences, la forte marginalisation des femmes sur le marché du travail, la prédominance de l’emploi informel (93,9%) qui constitue le principal refuge des jeunes actifs et le confinement de la majorité des travailleurs dans l’auto-emploi ou l’emploi familial.

« La durée moyenne du chômage dans notre pays est de trois (3) ans pendant qu’il n’existe pas un régime d’allocation chômage universelle. Face à un tel tableau, et pour favoriser un accès équitable à l’emploi pour tous et partout, il est urgent de mettre en œuvre une stratégie de transformation du secteur informel en secteur formel qui prenne en compte les secteurs de l’agriculture, du commerce et du tourisme, mettre en place au profit des entreprises privées et parapubliques une politique incitative d’insertion professionnelle des jeunes à l’occasion de leur première embauche, mettre en place une politique incitative en faveur de la formation-reconversion professionnelle des jeunes et des femmes. Ici, de nombreuses mesures sectorielles spécifiques seront prises pour ne pas laisser exploser la bourse sociale, » a déploré, Mabri.

Au niveau de la santé, il estime que malgré tous les efforts consentis depuis de nombreuses années, l’accès à des soins de santé de qualité reste encore un leurre du fait de plusieurs maux, les dysfonctionnements dans la coordination à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, les insuffisances du système de maintenance des infrastructures et du matériel médical, des disparités régionales, la mauvaise allocation des ressources publiques en faveur de la santé, l’absence d’une politique nationale de protection de l’industrie pharmaceutique naissante.

Dans le souci d’offrir des soins de santé de qualité à tous, il a indiqué que son action va viser à, relever le niveau des ressources allouées au secteur de la Santé par la mobilisation des financements innovants, mobiliser la participation communautaire à la santé, promouvoir l’industrie locale du médicament, intégrer davantage la pharmacopée traditionnelle dans le système de soin.

Le foncier rural s’inscrit parmi les priorités du candidat de l’UDPCI, parce que selon lui, la Côte d’Ivoire, connait des conflits intercommunautaires récurrents liés aux problèmes du foncier rural en raison de l’amenuisement des réserves foncières.

Afin de désamorcer la « poudrière foncière », veut procéder à l’accélérera urgente du processus d’immatriculation des terroirs en le subventionnant pour les couches les plus vulnérables.

A propos de l’agriculture qui est le socle du développement du pays, il a annoncé qu’elle souffre elle aussi de plusieurs maux dont, les difficultés de financement de la chaîne de valeurs agricoles, les coûts élevés des facteurs de production, l’amenuisement des terres arables.

Pour permettre au secteur agricole de continuer de soutenir le développement de la Côte d’Ivoire, il va mettre en place une structure dédiée au financement de l’agriculture, adapter la fiscalité afférente à l’agriculture aux réalités du secteur, favoriser les actions de regroupement des petites exploitations en sociétés coopératives afin de renforcer leurs capacités, soutenir davantage les initiatives de transformation locale des produits agricoles.

Pour lui, la persistance des inégalités dans la répartition des fruits de la croissance, des inégalités régionales en matière de développement et des inégalités sociales ne favorise pas la cohésion sociale.

Dans le but de renforcer la cohésion sociale, il envisage d’investir dans la diversité culturelle, promouvoir une société civile forte en vue de consolider l’opinion publique, promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et lutter contre l’exclusion et les inégalités, corriger les disparités régionales, promouvoir la formation citoyenne et la bonne gouvernance, renforcer les capacités et l’indépendance de la justice.

Devant le besoin d’une meilleure redevabilité, Mabri soutient que le transfert de compétences aux collectivités doit bénéficier d’une volonté politique et précise que la création d’une commune, d’une Région ou d’un District doit se traduire en action de développement effectif pour les populations et non en la multiplication de personnel administratif.

Enfin en ce qui concerne le Logement et la diaspora ivoirienne, le successeur du Général Guéi Robert a conclu en ces termes.

«Le secteur du logement est au cœur des préoccupations de nos concitoyens tant en ville qu’en zone rurale. Nous agirons de sorte à rendre effectif l’accès à un logement décent à nos compatriotes en particulier les jeunes cadres et les populations moins nanties. Les ivoiriens de l’extérieur se verront offerte des opportunités de mobilisation et d’Insertion qui fassent bénéficier à nos pays la somme du potentiel qu’ils représentent. Toutes ces mesures contribueront à réaliser une croissance inclusive effective et faire bénéficier au plus grand nombre des fruits de notre effort commun. Nous y parviendrons. Entre les chiffres macro-économiques brandis et la réalité sociale, le fossé ne fait que s’accentuer. C’est pourquoi le libéralisme social, ce libéralisme à visage humain que propose l’UDPCI reste une alternative crédible qui fera amorcer un grand virage vers une croissance soutenue, dont les fruits bénéficieront à toutes les couches sociales. Le libéralisme social se propose, par une gouvernance efficiente, de réduire l’impact d’injustice et d’inégalité engendrées par l’ultralibéralisme. »

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