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mercredi, novembre 24, 2021
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Côte d’Ivoire : Présidentielle 2025, Gbagbo n’exclut pas sa candidature

Dans une interview qu’il leur a accordé, Laurent Gbagbo, du haut de ses 76 ans n’entend pas de sitôt se retirer de la scène politique contrairement à ce que certains pourraient penser.

D’ailleurs dans son discours d’orientation dimanche dernier, lors du congrès constitutif de sa nouvelle formation politique, le PPA-CI, Laurent Gbagbo avait lâché qu’il ferait la politique jusqu’à sa mort et personne ne pouvait de ce fait lui imposer un calendrier politique.

L’ancien président ivoirien est revenu sur ces propos dans cet entretien avec cette télévision française.

Il a précisé qu’il ne souhaite pas s’éterniser à la tête de ce nouveau parti politique, mais que cela ne voudrait pas dire qu’il quitterait la politique.

« Je peux faire la politique sans être président du PPA. Je souhaite me désengager de la tête du parti en la confiant à quelqu’un d’autre, mais ça ne veut pas dire que je quitte la politique. », a-t-il précisé.

A la question de savoir s’il participera à la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2025, Laurent Gbagbo a été très clair.

« Si les circonstances sont telles que nous avons la chance de gagner sans moi, on va accompagner celui qui sera désigné, mais si les circonstances sont telles qu’on a la chance de gagner avec moi, eh beh je n’exclus rien. Je refuse que quelqu’un d’autre décide pour ma vie », s’est voulu clair Laurent Gbagbo qui n’exclut de ce fait pas sa candidature en 2025.

Est-ce que sa future ex-épouse Simone Gbagbo ferait partie du PPA-CI ? L’ex-président rétorque : « Posez-lui la question, moi, j’avance, je vais devant. Un Parti, c’est ainsi fait, appartienne au parti celui qui adhère, si elle adhère, on espère que tout le monde adhère, celui qui adhère est membre »

Laurent Gbagbo est revenu également sur sa rencontre de juillet dernier avec le président de la République Alassane Ouattara. Pour lui, il faut un autre rendez-vous pour solder tous les comptes.

« J’espère qu’une rencontre prochaine aura lieu surtout pour fixer les caps nouveaux. La réconciliation, ce n’est pas un slogan. Je pense qu’il faut solder tous les comptes et puis se mettre en chemin », a laissé entendre Laurent Gbagbo.

Le natif de Mama a tenu à faire savoir lors de cet entretien que c’est le chef de l’Etat Alassane Ouattara lors de leur entretien du 27 juillet 2021 qui a abordé le cas de l’ancien chef rebelle et ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

« On a évoqué beaucoup de cas dont celui de Guillaume Soro, c’est même le président Alassane Ouattara qui a abordé le cas de Guillaume Soro », a martelé Laurent Gbagbo qui souhaite le retour au Pays du président de Générations et Peuples Solidaires (Gps).

L’ex-président ivoirien qui avait lâché lors du congrès constitutif de son nouveau Parti qu’il récusait sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire dite de la « casse de la BCEAO (banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) » a affirmé qu’il n’entend rien du chef de l’Etat sur la question, faisant du coup allusion à une loi d’amnistie ou d’une grâce pour le dédouaner.

« Je n’ai jamais braqué une banque, je ris et je dis que c’est une mauvaise plaisanterie, on ne va pas me faire admettre ce qui est inadmissible »., a-t-il dit.

Il a déclaré qu’il est contre la limitation de l’âge à 75 ans pour briquer la candidature suprême.

Enfin, lorsque le sujet faisant état de ce que son co-accusé Charles Blé Goudé a demandé pardon pour les victimes des différentes crises politiques en Côte d’Ivoire a été abordé, Laurent Gbagbo s’est voulu très clair sur la question.

« Moi je ne suis pas Charles Blé Goudé, je ne parle pas comme Charles Blé Goudé, les problèmes qui se posaient en Côte d’Ivoire et qui se posent encore sont des problèmes graves, il ne faut pas s’amuser avec, il faut les mettre sur la table, les discuter, dégager les responsabilités des uns et des autres et puis prendre des décisions au niveau de l’Etat pour avancer, moi, je ne me mets pas là pour dire, je demande pardon. Les victimes attendent qu’on discute le problème et qu’on voit quels sont les responsables », a conclu Laurent Gbagbo.

Enfin et pour rappel, si la condamnation à 20 ans de prison sans privation de droits civiques permet à Laurent Gbagbo de créer un parti politique, elle ne lui permet ni de voter ni d’être candidat à une élection.

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