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jeudi, octobre 21, 2021
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Côte d’Ivoire : Port-Bouët, conflit foncier à Abouabou, les acquéreurs appellent à la libération des 10 agents de sécurité privée détenus à la Gendarmerie après le décès d’un des leur suite à la bagarre survenue sur le lotissement Abekan Bernard

Les acquéreurs du lotissement Abekan Bernard de Abouabou dans la commune de Port-Bouët bien que détenteurs d’ACD, ne peuvent pas mettre en valeur lot à cause des squatteurs qui les occupent de façon illégale.

Le vendredi 24 septembre, une bagarre a éclaté sur le site entre les éléments d’une société de sécurité privée venus sécuriser les parcelles à la demande de la chefferie d’Abouabou afin que les vrais acquéreurs puissent démarrer leurs travaux sur le site.

Un membre de la société de sécurité privée a trouvé la mort et l’on dénombre plus dix blessés qui ont été interpellés et mis aux arrêts à la Gendarmerie de Vridi. Curieusement aucun membre des squatteurs n’a été interpellé.

Au sortir d’une rencontre avec le cabinet du maire dans la nuit, le Président du Collectif des acquéreurs s’est confié à la presse. Il a plaidé pour la libération des dix éléments blessés de la sécurité privée comptés par la chefferie pour assurer la sécurisation du site, dont 9 seraient dans été critique.

«Il y a eu beaucoup de blessés et un mort dans le camp de la sécurité privée puisqu’elle ne s’attendait pas à cette attaque à l’arme blanche. Des blessés ont été conduits au CHU de Treichville puis ramenés en garde à vue à la Gendarmerie de Port-Bouët. Ils sont encore détenus à la Gendarmerie de Vridi, nous plaidons, nous demandons au Procureur de la République par humanisme, qu’il autorise leur libération très rapidement. Parce qu’ils sont victimes d’agression.  Nous demandons au Procureur de la République de les faire libérer puisqu’ils ne sont pas partir sur le site d’eux-mêmes, ils ont été conviés pour qu’ils puissent se faire soigner », a expliqué, Da Abdoulaye, Président du Collectif.

Selon lui, les neufs blessés ont de large entailles et ont reçu seulement les premiers soins, malheureusement, ils sont toujours gardés à la Gendarmerie depuis la survenue des faits.

«Certains ont leurs plaies qui s’infectent déjà. S’ils ne sont pas libérer, nous craignons le pire dans leur rang. Nous plaidons auprès du Procureur de la République pour qu’ils soient libérés, nous ne comprenons pas pourquoi ce sont eux seulement qui ont été interpellés alors que leur agresseurs étaient toujours sur le site après l’arrivée des gendarmes et tenaient toujours des gourdins en main », a-t-il ajouté.

Face à la situation qui prévaut sur le site, les acquéreurs estiment qu’ils sont abandonnés par l’Etat. Ils reconnaissent néanmoins qu’ils ont sollicité le Procureur de la République pour le règlement de ce problème entre les vrais acquéreurs et leurs squatteurs.

« Il faut le reconnaître que nous avons sollicité, le Procureur de la République au vu de la dernière grosse qui était sortie et il a décidé de signer une requête que la Gendarmerie doit appliquer en se déployant sur le site pour nous assister à mettre en valeur nos terrains. Mais jusque là ce déploiement n’a pas eu lieu, nous attendant une passation de charge au niveau de certains services de la Gendarmerie afin de venir sur le site pour instaurer la paix », a déploré Da Abdoulaye.

Sur le lotissement Abekan Bernard ce sont à peu près 5000 lots et plus de 600 personnes ont été répertoriées et sont membres du Collectif. Au cours de la rencontre avec le cabinet du maire de Port-Bouët, le Collectif a déclaré avoir informé ses hôtes du remorcèlement de ses lots par les squatteurs qui les revendent à de nouvelles personnes qui veulent les mettre en valeur.

M. DA a affirmé qu’il a adressé plusieurs courriers à plusieurs administrations et jusque là aucune de ces administrations n’a pris ses responsabilités en dehors de la mairie qui a reçu le Collectif, l’année dernière.

«La dernière grosse de justice sortie en juillet 2020 qui clôturait le problème de lotissement de la zone reconnaissait aux villages ébrié, la propriété et la paternité des lots. Nos lotissements étaient réguliers. C’est l’un des lotissements qui a été bien fait. Les ACD ont été régulièrement attribués, malgré cela des groupes de personnes nous empêchent d’avoir accès au site », a mentionné le Président.

Il a révélé que grâce au Collectif le litige qui opposait le village d’Abouabou et celui de Benogoso a pris fin et les deux villages se sont réconciliés. En définitif, le Président a rassuré ses membres que toutes les actions sont mises en œuvre pour qu’ils rentrent en possession de leurs lots.

«Les gendarmes présents à la rencontre ont confié que leur hiérarchie est informée de la situation qui prévaut. Et a décidé de tout mettre en œuvre pour que nos lots nous reviennent », a conclu le Président, dont le soucis est la libération des 10 agents de sécurité privée en garde à vue à la Gendarmerie de Vridi (Port-Bouët).

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