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samedi, juillet 24, 2021
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Côte d’Ivoire : Charles Konan Banny s’étonne de la sortie de Bictogo

L’ex-directeur général de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (​BCEAO) se dit étonné par cette sortie d’Adama Bictogo.

« A Adama Bictogo, Vice-président de l’Assemblée nationale et premier responsable du Parti au pouvoir dénommé RHDP, je dois dire que sa déclaration m’a étonné. L’objectivité m’amène cependant à lui faire crédit lorsqu’il dit que la réconciliation nationale ne doit pas se limiter aux conversations entre 3 responsables malgré tout le respect qu’on leur doit, Bédié, Ouattara et Gbagbo. Oui jeune frère, tu as entièrement raison. Mais là où le bât blesse dans tes propos, c’est que tu refuses de façon catégorique et péremptoire tout dialogue, en d’autres termes, tu fermes toute possibilité à nos concitoyens et à nous tous de nous parler pour se dire les vérités, toutes les vérités alors que comme le même Laurent Gbagbo le dit ”la vérité soigne et guérit”. », a affirmé Charles Konan Banny dans une note.

Banny affirme que chaque acteur politique est appelé au dépassement, à l’humilité pour se repentir et reconnaître ses erreurs ou ses fautes.

Aussi Charles Konan Banny retient que la proposition de Bédié d’un dialogue national inclusif paraît raisonnable, réaliste et sage.

« Dès lors que ce dialogue convoque les ressorts de notre société et que, comme l’a souvent dit le Père fondateur Félix Houphouët-Boigny, le dialogue est l’arme des forts. », ajoute-t-il

Enfin, l’ancien Premier ministre Banny estime que l’ancien président Laurent Gbagbo est en droit de poser la question légitime de savoir pour quelle raison a-t-il dû passer tant d’années en prison puisqu’il a été acquitté par la Cour de Justice internationale.

« C’est là le fil rouge et la philosophie qui a guidé la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation pendant trois ans. Cette Commission a travaillé pour savoir que s’est-il passé en Côte d’Ivoire, comment avons-nous pu rompre le consensus houphouétien, comment avons-nous pu abandonner le dialogue, l’arme des forts, qui enrichit pour prendre les armes à feu qui tuent, les armes verbales qui blessent, qui a fait quoi et pourquoi ? », a-t-il conclu.

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