Côte d’Ivoire : Suspendu du PDCI, KKB s’attaque à son candidat : « Le candidat de ce parti n’a hélas aucun projet »

0
[:fr]Kouadio Konan Bertin dit KKB[:]

Kouadio Konan Bertin dit KKB, a été investi ce jour au Palais de la culture dans le cadre de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 par des chefs traditionnels avec à leur tête, Yoro qui lui a remis une canne pour sillonner le pays.

La salle de 4000 places a servi de cadre pour ce grand rassemblement. Comme constaté sur place, les organisateurs ont fait beaucoup de gymnastiques grâce au « convoyage » pour la remplir, comme l’on déjà fait certaines autres personnalités.

Initialement prévue à 10 heures, c’est finalement à 12 heures 45 que la cérémonie a véritablement démarré avec les différentes allocutions.

Le candidat a pris la parole aux environs de 14 heures 15 et s’est attaqué au candidat du PDCI qui selon lui n’a aucun projet, si ce n’est de se venger.

Il d’abord déploré les violences et les affrontements qui ont lieu, à quelques jours du scrutin.

« Déjà des affrontements sont à déplorer. Déjà les ferments de la division se répandent » a déclaré, KKB.

Selon lui, cette situation est le résultat de l’incapacité des partis politiques à se réformer et à renouveler leurs responsables et il est à craindre que ce scrutin soit le pauvre remake du film qui a plongé notre pays dans les affres de la guerre civile.

« Même casting, même scénario, même mise en scène : tout est en place pour un nouveau film d’horreur pour notre pays. Depuis de longs mois, je plaide pour une dynamique d’union nationale. C’est-à-dire pour le rassemblement de toutes les forces, de tous les talents et de toutes les bonnes volontés qui veulent sincèrement contribuer à la renaissance de la grandeur ivoirienne » a insisté, Kouadio Konan Bertin.

Il a ensuite répété que dans son pays il peut avoir des adversaires, il n’a pas d’ennemis.

Suspendu du PDCI, KKB s’en ai pris à cette formation politique présidée par, Aimé Henri Konan Bédié.

« Ma famille politique a été muselée par quelques hiérarques du PDCI qui par peur de perdre leurs privilèges ont interdit tout débat démocratique interne. Le candidat de ce parti n’a hélas aucun projet. C’est une candidature de revanche avec pour objectif la pure et simple restauration d’un pouvoir perdu. Tournant le dos aux enseignements de son créateur ce parti s’éloigne de l’exigence d’union du peuple ivoirien ; il cherche à diviser, à cliver, il promeut l’affrontement là où la concorde démocratique s’impose », a expliqué, le candidat à l’élection présidentielle.

Il a indiqué que cette situation de péril imminent, face à l’incurie des partis, il a été encouragé par des dizaines de milliers de ses concitoyens, de prendre ses responsabilités.

« J’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle. Je viens devant vous avec humilité et détermination. C’est une décision que j’ai longuement mûrie et qui engage ma vie. Je l’ai prise en conscience par amour de notre pays et par considération à l’égard de chacun et chacune de nos compatriotes » a conclu, KKB.

Venance Djédjé, Directeur de campagne du candidat a présenté KKB comme l’espérance de la véritable jeune génération.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2015, le Directeur de campagne estime que 2020 est une étape décisive de l’engagement de Kouadio Konan Bertin.

« La course continue, nous prenons l’engagement de donner un nouveau modèle de gouvernance », a ajouté, Venance Djédjé.

Il a annoncé que son candidat est uni avec la jeunesse pour combattre le fatalisme.

 » Le véritable enjeux de l’élection doit être le bonheur de notre peuple pour opérer des changements essentiels pour la réconciliation nationale « , a conclu le Directeur de campagne.

Tré Fabrice, président des jeunes, Vléi Suzanne, présidente des femmes, tous ont appelé à la mobilisation des ivoiriens pour prendre part à cette nouvelle page qui s’écrit avec KKB.

KKB s’engage « à lutter radicalement contre la corruption qui mine tout effort national » et à mettre « fin au temps des petits chefs en guerre »

A moins d’un mois de l’élection présidentielle du 31octobre 2020, Kouadio Konan Bertin dit KKB a été investi aujourd’hui au Palais de la culture par des chefs traditionnels.

Il s’est à l’occasion adressé au public qui a effectué le déplacement pour être témoin de cette étape avant l’échéance électorale.

Le candidat a donné un bref aperçu de son programme de Gouvernement s’il était élu.

Convaincu que le choix des ivoiriens aura des conséquences sur leur vie, sur la santé, l’emploi, le pouvoir d’achat, la sécurité, il s’est engagé solennellement à servir sans faiblesse l’objectif suprême de la paix.

« Cela impose le respect de toutes les idées, de toutes les différences, de tous les courants de pensée. Cela impose que le pouvoir cesse d’être concentré dans les mains uniques d’un parti, ou d’un groupe ethnique », s’est justifié, Kouadio Konan Bertin qui s’est approprié les couleurs violet-blanc.

Suspendu du PDCI, le candidat malheureux de l’élection présidentielle de 2015 a pris l’engagement devant chacune et chacun d’entre les ivoiriens à lutter sans relâche pour la justice sociale.

 » La croissance est indispensable mais elle doit être justement répartie. Aujourd’hui tous les fruits vont dans les poches de certains en complicité avec de grandes sociétés multinationales qui pillent nos ressources. Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres demeurent effroyablement pauvres. Je serai le Président de l’équité »a ajouté, KKB.

Il s’est également engagé à lutter radicalement contre la corruption qui mine tout effort national. Selon lui, il faut réinventer la méritocratie ivoirienne.

« Diplômes, emplois, aides sociales, contrats en tous genres ne doivent plus être accordés en fonction de son ethnie, de sa proximité avec le pouvoir, mais en fonction de son travail, de ses capacités, de son mérite. Je veux en finir avec le privilège des « fils de « des parents de «, des obligés de «
Je veux en finir avec la Côte d’Ivoire des copains et des coquins.
Je traquerai la corruption partout où elle sévit, vole, usurpe, détourne » a insisté, l’ancien député de Port-Bouët.

KKB a également pris un engagement solennellement à servir la jeunesse qui est un joyau national.

« Je veux que chacun puisse ensuite vivre et travailler au pays pour développer notre industrie et notre agriculture, pour renforcer nos laboratoires et nos universités. Chacun doit pouvoir contribuer à la renaissance du pays. C’est à cette condition qu’un nouveau « miracle ivoirien » est possible » a-t-il promis.

En attendant son élection au soir du 31 octobre 2020, ce qui serait un miracle, le candidat aux couleurs violet-blanc estime que le Président de la Côte d’Ivoire ne doit pas être l’Homme d’un parti ou d’une fraction de la population. Il doit être l’Homme de tout le pays.

« Le temps des petits chefs en guerre est terminé : nous avons besoin d’un Homme d’état au-dessus des factions. Le Président Houphouët a été cet Homme. Il reste un modèle indépassable. Il a été une chance pour le peuple de Côte d’Ivoire, uni par une communauté de destin. Inspirons-nous de sa sagesse et faisons vivre son héritage. Comme il nous l’enseignait : « Nous n’avons qu’un objet de haine : la guerre, qu’une seule obsession : la paix, la paix des cœurs, la paix sociale, la paix entre les Nations. » », a conclu, KKB.

Laisser un commentaire