Côte d’Ivoire : Le SAEPPCI, demande à l’État d’évacuer les stocks des impayés des rappels des instituteurs estimés à 12 milliards de FCFA au plus tard fin janvier 2021

0

Le Syndicat autonome de l’enseignement primaire public de Côte d’Ivoire (SAEPPCI) a tenu ce jour à Yopougon, son conseil syndical de Noël. Au terme de cette rencontre, le SAEPPCI a pris plusieurs résolutions.

Ayant constaté que le gouvernement de façon injuste a opéré une retenue de 21 jours sur les salaires des instituteurs en fin mars 2019 pour trois jours de grève, le SAEPPCI condamne cette « duplicité du gouvernement qui a agit au mépris de tous les textes qui régissent les relations de travail entre travailleurs et employeurs ».
Le syndicat met le Bureau national en mission afin que les ponctions opérées en mars 2019 soient reversées avant le prochain conseil conseil syndical de mars 2021.

Depuis l’arrimage de la MUGEFCI à la CMU, les fonctionnaires n’arriveraient plus à se soigner, car la CMU a désorganisé leur prise en charge médicale.

Le Conseil syndical constatant les désagréments causés par cet arrimage demande au gouvernement d’y mettre fin et de discuter avec les organisations syndicales des fonctionnaires pour leurs éventuelles participations aux frais médicaux des indigents. Il appelle enfin les syndicats des fonctionnaires à se mobiliser autour de cette question vitale.

Depuis 2016, le SAEPPCI s’est engagé dans la lutte pour un paiement rapide du premier mandatement des instituteurs. Malheureusement, il y a eu un coup d’arrêt dans la procédure. Les instituteurs titularisés en 2018 et 2019, n’ont pas encore reçu leur premier mandatement à cause des lenteurs administratives, de la perte des dossiers et le manque de liquidité dans les trésoreries.

Constatant la souffrance des instituteurs titularisés en 2018 et 2019 et sachant qu’un instituteur affamé ne peut dispenser un cours, le Conseil syndical, demande à l’État de payer les 12 milliards de FCFA qu’il faut pour évacuer les stocks des impayés des rappels au plus tard fin janvier 2021.

Le SAEPPCI demande également à l’État de payer les 2,5 milliards de FCFA correspondant aux pécules des 4750 titulaires en 2020 au plus tard fin janvier 2021 et de considérer l’école primaire comme la priorité des priorités en résolvant avec diligence les problèmes des instituteurs.

Par ailleurs dans son allocution d’ouverture, Ourizalé Jérôme, Secrétaire général national du SAEPPCI, a dénoncé la non prise en compte des enseignants dans le partage des primes de COVID-19, alors le gouvernement les considère comme étant en première ligne de la lutte.

Laisser un commentaire