Côte d’Ivoire : Kandia Camara à propos de Hamed Bakayoko: “la Côte d’Ivoire vient de perdre une chance de se parler à elle-même, bien au-delà des barrières et des chapelles”

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[:fr]Kandia Camara[:]

Avant l’annonce de son décès le 10 mars 2021 des suites d’un cancer « fulgurant », le poste de l’ancien Premier ministre dans le Gouvernement avait été scindé en deux. Une partie a été attribuée, au frère cadet du Président de la République, ministre de la Défense par intérim et l’autre, Premier ministre, au Secrétaire général de la présidence.

Depuis le décès de Hamed Bakayoko, Abobo est sans maire, son fauteuil est vacant. C’est le premier adjoint au maire qui est à la tâche en attendant l’élection d’un nouveau maire dans les prochains. Selon des informations en notre possession, la ministre de l’Education nationale lorgnerait ce poste et serait bien partie pour succéder au défunt Premier ministre.

Par ailleurs dans un hommage à son « patron » décédé le mercredi 10 mars 2021en Allemagne, Kandia Camara affirme que le défunt Premier ministre était «un grand ivoirien, un serviteur passionné de l’Etat et un humaniste qui aimait et servait les autres avec acharnement et altruisme ».

«Hamed Bakayoko est donc parti ! L’ami de tous a ainsi tiré sa révérence ! Il fut grand par son sens du consensus. Il fut exceptionnel par la vocation sacrée chez lui de ne jamais rompre le fil du dialogue. La Côte d’Ivoire vient de perdre une chance de se parler à elle-même, bien au-delà des barrières et des chapelles. Nous pleurons un artisan de paix et de concorde, le responsable politique qui portait fièrement les idéaux de son parti sans jamais s’exiler dans l’unilatéralisme manichéen. Hambak était aussi l’ami des jeunes, leur idole qui légitimait, par son propre parcours, leur espérance. Par son exemple, la jeunesse espérait. A travers son histoire, nos jeunes voyaient que l’avenir pouvait s’écrire en lettres d’or pourvu que l’on s’en donne les moyens et l’énergie. Il était aussi l’intime ami des artistes, des journalistes, des sportifs, des hommes de culture et des intellectuels de toutes obédiences. Ayant un art inné du consensus, il savait associer les paradoxes et en tirer le meilleur profit. Il était, dans la galaxie politique ivoirienne, celui qui parlait au cœur des Ivoiriens et entendait le souffle intime de leur âme », a ajouté, la ministre de l’Education nationale.

Elle a rappelé que la dernière sortie publique de son jeune «frère si attentionné» a eu lieu, il y a quelques semaines, lorsqu’il présidait la cérémonie de présentation officielle des candidats du RHDP à la Mairie d’Abobo.

«Adieu, Monsieur le Premier Ministre ! Adieu Monsieur le Maire ! Dieu te réserve la meilleure place auprès de Lui, toi qui as tant aimé tes semblables. Dans l’impuissance qui nous frappe, nous prions Allah d’apaiser la souffrance des vivants. Nos pensées vont vers le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, ton mentor, ton modèle, ta référence et ton père. Vers la Première Dame Dominique Ouattara, ta Maman qui te chérissait tant. Nous mesurons la douleur de Yolande, ton épouse adorée, et de tes braves enfants. Dieu seul peut leur apporter le réconfort en ces circonstances particulièrement difficiles. Ainsi soit-il ! Va en paix, mon cher jeune frère », a déclaré, Kandia Camara.

Elle reste convaincue enfin que lors de son parcours terrestre, l’ancien Premier ministre a eu la conscience comme boussole et jamais, il ne s’est démarqué des valeurs qu’elle l’a édictées.

«Nous sommes fiers de l’homme que tu as été. Honorés de t’avoir connu, nous le sommes ! Repose en paix, chère étoile, fière étoile filante. Adieu Monsieur le Premier Ministre ! Adieu Monsieur le Maire ! », a conclu, la députée d’Abobo nouvellement élue.

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