Côte d’Ivoire : Akossi Bendjo : « Cette énième crise qui nous a été imposée par le pouvoir de Ouattara, ne passera pas »

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[:fr]Akossi Bendjo[:]

« Lorsque le président Gbagbo et le président Henri Konan Bédié se sont embrassés à Bruxelles, ils ont versé des larmes de joie devant moi. Ces actes d’humilité posés par nos leaders doivent nous inspirer. Si nous ne sommes pas unis, nous ne pouvons pas sauver notre pays », a-t-il témoigné. À l’en croire, la situation de crise que vit actuellement la Côte d’Ivoire est la conséquence de l’incapacité de ses filles et fils à vivre dans l’union.

«Si nous ne sommes pas unis, nous ne pouvons pas sauver notre pays. Notre pays est pris en otage par des personnes venues on ne sait d’où. C’est parce que les murs sont lézardés, qu’on peut passer à travers », a-t-il laissé entendre. « Depuis le décès du Président Félix Houphouët Boigny, notre pays est secoué par des crises rythmées par des échéances électorales. Cette crise s’est rendue possible par notre division. Ces crises continuent parce que nous avons une situation qui va de mal en pis », a confié le secrétaire exécutif en charge de la mobilisation du PDCI rapporte afrique-sur7.

La Côte d’Ivoire, faut-il le rappeler, est à nouveau plongée dans un cycle de violence depuis l’annonce le 6 août dernier du président Alassane Ouattara de rempiler pour un troisième mandat. Des mouvements de contestation contre cette annonce ont fait 5 morts, 124 blessés et plus d’une soixantaine de personnes arrêtées dont des leaders d’organisations de la société civile et des responsables de parti politique.

Pour les manifestants, cette énième candidature du chef de l’Etat sortant est « illégale », en ce sens qu’elle foule au pied la constitution de novembre 2016 qui limite à deux le nombre de mandats.

«Le peuple de Côte d’Ivoire se sent trahi, humilié. Car tous les experts, les sachants s’accordent pour reconnaître l’inéligibilité de Ouattara pour un troisième mandat », a lâché Akossi Bendjo avant de conclure que « les Ivoiriens doivent taire leurs divergences et faire bloc contre la dictature. Cette énième crise qui nous a été imposée par le pouvoir de Ouattara, ne passera pas », a-t-il prévenu.

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