Côte d’Ivoire : A la découverte de Bissais Félicie, auteur de : ” Et s’il s’agissait de ton histoire “

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[:fr]Bissais Félicie, auteur de : " Et s’il s’agissait de ton histoire "[:]
  1. Qui est l’auteure Bissais Félicie ?

L’auteure Bissais Félicie est en fait Michelle Félicie Manouan a l’état civil, j’ai fait le choix d’utiliser mes deux autres prénoms pour mes œuvres écrites et pour les autres actions que j’entreprends en dehors de la littérature. Je suis une jeune dame de nationalité ivoirienne, née à Cocody dans les années 80.

  1. Et si vous nous parlez de votre profession ?

J’ai travaillé pendant 13 années dans la téléphonie mobile, je suis passée de la fonction de conseiller client, ainsi que de chargée de communication interne et d’évènements à coordinatrice de projets en ressources humaines jusqu’à ce qu’en aout 2020, je décide de passer à une toute autre étape de ma vie, celle de me spécialiser dans ma principale passion et de mettre à profit mes compétences en qualité de conseil en organisation d’évènements de tout ordre et de communication. Je suis également animatrice sur une radio web confessionnelle.

  1. Quelle est votre passion ?

Ma principale passion est la cuisine, je fais de l’art culinaire, j’aime jouer avec les goûts et les couleurs, il m’arrive de proposer mes services ponctuels ou de recevoir des demandes pour les personnes qui n’ont pas envie de cuisiner le week-end, qui sont en manque d’idées pour concevoir un menu équilibré selon leurs habitudes alimentaires. J’ai récemment lancé trois variétés de purée de piment « fait maison » qui sont vendues en France et en Côte d’Ivoire. Et je me suis découvert des talents d’écriture, lorsque je présente une de mes réalisations culinaires, je raconte une histoire, une anecdote qui parle du plat. C’est d’ailleurs au cours d’une campagne médiatique dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme que la boîte de téléphonie mobile pour laquelle je travaillais, avait faite sur les femmes passionnées en 2018, que j’ai été encouragée par ma hiérarchie, j’ai présenté cette passion pour la cuisine.

  1. Quels sont vos qualités et défauts ?

Ce qui est à la fois qualités et défauts chez moi c’est que je suis très perfectionniste et trop passionnée dans tout ce que j’entreprends.
En termes de qualité, je suis une autodidacte ( par exemple , je fais moi-même les montages de mes émissions de radio, sans avoir fait une formation, j’aime beaucoup bricoler), j’ai beaucoup d’imagination et le sens de créativité, généreuse, respectueuse, intègre, joyeuse, accueillante, j’aime apprendre et j’apprend vite. On dit de moi que je suis une personne de confiance dans le milieu professionnel, parce que je prends soin des personnes qui sont en face de moi et j’ai le sens de l’écoute.
Parlant de mes défauts, je bavarde tellement que j’écris comme je parle, je n’ai pas de mesure quand j’écris, je suis très nerveuse, très émotive, je me justifie énormément, je fais facilement confiance, je suis trop gentille (et c’est un défaut dans le sens que beaucoup de personne en abuse à des fins pas du tout correctes), je suis « affairée »

  1. Comment visualisez-vous une histoire avant de la relater ?

Il suffit que je me mette sur mon ordinateur, que je pense à un sujet et je commence automatiquement à écrire. Je vous donne un exemple, pour mon anniversaire le 14 février, j’ai lancé un jeu sur ma page sur les réseaux sociaux, il s’agissait pour les participants d’imaginer un début et une fin à l’histoire que j’allais publier. Mais je peux vous dire que jusqu’à ce que je finisse d’expliquer sur un direct le challenge, je ne savais même pas de quoi j’allais parler dans le récit que j’allais écrire. J’ai fini mon direct, j’ai fermé les yeux et j’ai écrit mon histoire de 16h à 19h. Je l’ai intitulé Quand Wox prend la place de Cupidon.
C’est à peu près comme cela que j’écris mes histoires, elles sont quelque part dans ma tête, j’ai juste à fermer les yeux et à laisser mon imagination se mettre en mouvement.

  1. Quels sont les moments les plus favorables dans votre phase de création ?

Il n’y a pas de moment favorable en tant que tel, il suffit juste que je sois disponible et que je ressente le besoin d’écrire et cela vient tout seul.

  1. Le monde culturel et artistique est un monde bien vaste et c’est la littérature qui vous a le plus marqué : y a-t-il une explication sensée à ce choix ?
    Je vais vous surprendre, je vous dirai que si en Janvier 2020 on m’avait dit que je sortirai un recueil de nouvelles en décembre 2020, je ne l’aurai jamais cru. J’ai certes fait une formation littéraire, j’ai beaucoup lu pendant mon parcours scolaire, j’écris des multitudes de lignes quand je suis en colère et ou quand je veux exprimer quelque chose que je ressens, une peine ou une douleur, mais jamais j’aurai pensé que je finirai par me lancer.
    Dans ma famille, il y a mon grand-père maternel qui écrivait beaucoup, les seuls souvenirs que j’ai de lui c’est cette image de ce vieux sous-préfet à la retraite qui était assis sur sa table à manger avec une pile de feuille à côté de lui, un stylo et un papier sous la main en train d’écrire.
    Quelques années plus tard il y a eu la sœur aînée de mon père qui a écrit un recueil de poésie sous la plume de Manissar.
    Ces deux personnes ont peut-être été inconsciemment mes sources d’inspiration.
    Il y a aussi eu cette personne qui depuis 2006 alors que nous travaillions ensemble sur le lancement de la succursale Afrique d’une maison d’édition, a eu cette intuition que je devais absolument me mettre à écrire.
  2. Quels sont vos œuvres littéraires déjà connues ou mis en vente ?

Je n’ai qu’une seule œuvre littéraire mise en vente, ce recueil de nouvelles, 8 récits intitulé Et s’il s’agissait de ton histoire.

  1. Quels sont les évènements les plus marquants de votre carrière d’auteur ou co-auteur ?

Je ne sais pas si je pourrais qualifier cela d’évènement, mais déjà c’est cette crise sanitaire que nous traversons qui a été l’élément déclenchant, j’étais en télétravail et j’ai écrit la majorité de ces histoires pendant que j’étais confinée à l’extérieur du pays.
Non qu’ils soient des évènements, mais il s’agit plus des retours que j’ai eu de personnes anonymes, ou de mon entourage et même des personnalités du monde artistique ivoirien telle qu’une célèbre actrice – comédienne a qui j’ai offert un recueil qui m’a encouragé à continuer dans cette lancée, parce qu’elle a été tellement captivée par mes récits et mon style d’écriture et elle avait hâte d’avoir dans ses mains le second tome.
J’ai approché également une autre actrice française d’origine ivoirienne, qui m’a donné beaucoup de conseils, qui a répondu spontanément à mes mails, qui a également apprécié mon style, cet intérêt pour ce que je fais a été très marquant pour moi.

  1. Quels sont vos exploits ?

Être capable d’écrire en peu de temps, je dirais mais avec la grâce divine bien entendu.

  1. Comment arrivez-vous à agencer toutes ces magnifiques termes dans un récit ?

Je vous avoue que je ne sais pas tout vient spontanément.

  1. Quels conseils donneriez-vous à nos internautes qui vous liront ?

N’ayez pas peur du volume, plusieurs parmi vous ne sont pas de grands lecteurs, mais tellement passionnés par les intrigues, ils sont entrés facilement dans la peau de mes personnages et certains d’entre eux ont dévoré le livre en moins d’une journée.
Si vous aimez les suspens des séries télévisées ou des films, asseyez-vous confortablement sur votre siège et voyagez dans l’univers de mon imagination.
J’aimerai rajouter aussi ceci, chaque livre acheté correspond à un franc symbolique donné à deux ONG ( une qui lutte contre la consommation de la drogue en milieu scolaire, qui s’occupe de la réinsertion des jeunes défavorisés, drogués et/ou incarcérés et l’autre qui milite auprès des femmes victimes d’abus de tout ordre).

  1. Qu’est-ce qui vous caractérise le plus ?

Je pense avoir déjà répondu à cette question sur mes défauts et qualité donc elle peut sauter à mon avis.

  1. Votre avis sur la pandémie à Coronavirus ?

J’ai failli perdre quelqu’un de très cher récemment, et j’ai également perdu des proches à cause de cette maladie, ce n’est pas de la fiction, elle n’est pas réservée aux occidentaux. Il y a eu beaucoup de relâchement, j’ai un point de vue assez critique sur la gestion de la pandémie pendant les élections dans ce pays, je suis un peu en colère à cause d’un petit laxisme de nos dirigeants pendant cette période et aussi à cause de la mentalité de certains ressortissants de mon pays.
J’ai entendu des ivoiriens dire « il n’y a pas corona ici tu es trop peureuse, c’est chez les blancs cette maladie, ici ils mentent à cause de la politique »
J’aimerai vraiment que les ivoiriens prennent au sérieux cette maladie, nous avons la chance en Afrique d’avoir des anticorps assez solides certes, mais il y a des personnes aussi qui sont fragiles autour de nous qui peuvent facilement avoir des détresses respiratoires à cause des maladies chroniques qu’elles ont, maintenant cela touche nos enfants à l’école, le virus mute, pensons donc à respecter les gestes barrières, portons nos masques, protégeons nos familles et ceux que nous aimons, en ce moment la flambée de cette pandémie en Côte d’Ivoire avec les décès en cascade n’est pas liée au fait qu’on veuille nous imposer un vaccin, c’est tout simplement que nous n’avons pas pris au sérieux cette maladie. On doit aussi aider les chercheurs locaux, nous avons beaucoup de potentialité en Afrique, nous avons des richesses dans nos plantes médicinales, pourquoi ne pas aider les chercheurs, rien n’est impossible.

Propos recueillis par LEFLUXS.COM

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