Burkina Faso : L’opposition s’unit à travers un accord pour la présidentielle

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Des candidats de l’opposition à la présidentielle et leurs formations politiques ont paraphé un accord politique qui vise à leur assurer une victoire au scrutin du 22 novembre et réaliser une alternance au pouvoir.

Selon l’opposition, c’est au regard de « l’état actuel du Burkina Faso marqué par la mauvaise gouvernance aux plans politique, sécuritaire, économique, social et culturel, la faillite à un niveau jamais égalé de l’autorité de l’Etat ; l’insécurité sans cesse croissante qui endeuille chaque jour le peuple burkinabè ; la responsabilité historique du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et de ses alliés au pouvoir dans cette situation à l’allure suicidaire », que les partis se sont unis pour offrir mieux aux populations burkinabé.

Les partis de l’opposition se sont dits « Interpellés dans notre rôle de porteur d’espoirs pour un peuple en détresse et Convaincus de la nécessité d’offrir une alternative nouvelle au peuple burkinabè et Assurés de disposer de capacités et du soutien populaire pour relever le défi de l’alternance ».

Les partis et formations politiques signataires de l’accord sont ceux « légalement reconnus au Burkina Faso, représentés à l’Assemblée nationale, membres ou non du cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) ; non représentés à l’Assemblée nationale, membres ou non du cadre de concertation du CFOP ; et neuf Candidats à l’élection présidentielle de 2020 »

Selon l’opposition, c’est sur la base d’une vision nouvelle de l’Homme, de la société burkinabé et de notre volonté commune d’offrir une alternative au peuple burkinabé dans sa quête d’un meilleur devenir, que les signataires ont convenu du présent accord politique de conquête et de gestion du pouvoir d’Etat ».

L’objectif commun des parties à l’accord est la réalisation de l’alternance politique au Burkina Faso, dans la perspective d’offrir une alternative au peuple burkinabè, à l’occasion des consultations électorales de 2020, a expliqué Adama Sosso de l’UPC qui a présenté le rapport.

Les parties à l’accord s’obligent à œuvrer individuellement et collectivement pour la réalisation de l’objectif commun et s’obligent à mettre en œuvre un programme minimal de gouvernement, socle fédérateur de leurs énergies respectives.

Dans le but d’assurer la réalisation de leur objectif commun, les parties à l’accord s’obligent aussi individuellement et collectivement à fédérer autour de leur candidature plusieurs autres partis, formations politiques, structures associatives et regroupements d’indépendants.

Enfin, les parties à l’accord s’obligent, à soutenir celui des signataires du présent accord qui arriverait au second tour de l’élection présidentielle de 2020.

Selon l’opposition, ce soutien se fera par appel public et toute autre forme de stratégies et/ou d’actions non interdites par la loi au plus tard dans les 24 heures qui suivent la proclamation des résultats définitifs du premier tour par le Conseil constitutionnel.

Les parties à l’accord ont convenu de « désavouer, immédiatement et publiquement, tout signataire du présent accord, tout cadre ou responsable d’un parti, formation politique ou mouvement appelant à soutenir tout autre candidat, ou appelant les électeurs à s’abstenir de voter ».

En guise de solidarité, les parties à l’accord s’obligent à mutualiser leurs forces, leurs équipements et leurs finances en soutien à celui des leurs, arrivé au second tour de l’élection présidentielle de 2020.

Dans le cas ou deux candidats signataires du présent accord arrivent au second tour de l’élection présidentielle, chaque partie à l’accord est libre de soutenir le candidat de son choix.

S’agissant de législatives, les parties à l’accord sont libres d’établir des listes communes pour ce scrutin.

Quant à la gestion du pouvoir d’Etat après les élections, elle se fera dans le sens de l’intérêt général et suivant les règles de bonne gouvernance.

Ainsi, le Président du Faso issu du présent accord s’oblige à associer toutes les forces ayant concouru à son élection, à la gestion du pouvoir d’Etat tout au long du mandat, sauf désaccord politique grave constaté par les parties à l’accord.

Quant aux partis représentés à l’Assemblée nationale, ils s’obligent en cas de majorité parlementaire à gérer collégialement tous les organes et postes administratifs à l’Assemblée nationale dans le respect des textes en vigueur.

Dans le souci d’assurer une bonne application des dispositions de leur accord, les parties ont décidé de mettre en place plusieurs organes et instances dont la Conférence des candidats, et l’Assemblée générale.

Liste des neufs candidats l’opposition signataires de l’accord :

  • Bakouan Dieudonné (Parti de la justice et du développement)
  • Barry Tahirou (Mouvement pour le changement et la renaissance)
  • Diabré Zéphirin (Union pour le progrès et le changement)
  • Komboïgo Eddie (Congrès pour la démocratie et le progrès)
  • Ouedraogo Gilbert Noël (Alliance pour la démocratie et la fédération / Rassemblement démocratique africain)
  • Ouédraogo Kadré Désiré (mouvement agir ensemble pour le Burkina Faso)
  • Tougouma Victorien (Mouvement Africain des peuples)
  • Zida Yacouba Isaac (Mouvement patriotique pour le salut)
  • Ouedraogo Ablassé (Le Faso autrement)

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