Burkina Faso : Le CICR préoccupé par l’intensification des violences jihadistes dans le Sahel

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit est extrêmement préoccupé par les niveaux de violence dans le Sahel, rappelant que la population civile doit être protégée et épargnée en vertu du droit international humanitaire.

Selon le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, qui a effectué une visite dans la région, « Il s’agit d’une crise complexe liée à une multiplicité de facteurs que sont la hausse de la violence et des décès, la fermeture des établissements de santé, les effets du changement climatique et la pandémie de Covid-19 ».

Au Niger et au Burkina Faso,, les gens sont frappés de plein fouet par toute une série de difficultés qui les plongent dans la souffrance, a-t-il déclaré.

Les combats et les déplacements forcés empêchent les agriculteurs d’accéder à leurs champs, ce qui met des familles entières en difficulté.

Peter Maurer a réaffirmé la volonté du Comité international de la Croix-Rouge, d’augmenter son soutien aux populations affectées par les violences terroristes, les changements climatiques, et le Covid-19.

Le CICR a récemment ajouté 12 millions de francs suisses (environ 13,2 millions de dollars) à son budget opérationnel pour la région du Sahel.

Ces fonds seront consacrés à renforcer la protection des civils, à soutenir la fourniture de services essentiels et à aider les communautés touchées par la violence à rétablir leurs moyens de subsistance.

« Partout dans le monde, les budgets des États sont mis à mal par les répercussions du Covid-19 sur la santé et l’emploi. Or cette région a plus que jamais besoin d’aide pour atténuer les conséquences désastreuses des conflits armés et des risques climatiques », a indiqué Peter Maurer.

En plus des visites sur le terrain, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer a eu des échanges avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Les civils paient le plus lourd tribut à la violence. Plus de 4660 personnes ont péri au premier semestre de 2020 selon des données du projet ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project).

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